Au Nid de Brebis

Au nid de brebis


jeudi 10 août 2017

Tests ADN, première contre-attaque des éleveurs face au loup (et à l’Etat), Elevage - Pleinchamp

Tests ADN, première contre-attaque des éleveurs face au loup (et à l’Etat), Elevage - Pleinchamp

Tests ADN, première contre-attaque des éleveurs face au loup (et à l’Etat)

 

Raphaël LECOCQ

Dénonçant l’opacité des analyses officielles, les éleveurs ont décidé de procéder, à leurs frais, à des prélèvements d’ADN sur les scènes de prédation. Résultats ? Les loups sont plus nombreux qu’annoncés officiellement et la proportion de croisés chiens/loups n’a plus grand chose à voir avec les objectifs de préservation de l’espèce.
Les premiers résultats ont été présentés le 5 août 2017 à Séverac d’Aveyron (Aveyron) par les collectifs d’éleveurs Cercle 12 et Cercle 48, à l’occasion du rassemblement de « 3000 bêtes face aux loups », soit le tiers de la prédation enregistrée en 2016 en France. Ces tests financés par les éleveurs eux-mêmes, à raison d’environ 100 € l’unité, ont été réalisés par ForGen, un laboratoire allemand indépendant, spécialisé dans la génétique médico-légale, certifié ISO 17025. Les résultats sont peut-être de nature à changer la donne. Au niveau quantitatif d’abord puisqu’ils révèlent un nombre de loups supérieur aux estimations officielles. Sur le plateau du Larzac, les chiffres officiels font état de la présence d’un seul loup. Les tests génétiques réalisés par les éleveurs ont permis d’en identifier au moins cinq.Transposés au niveau national, ces chiffres font voler en éclat les chiffres ministériels et avec eux l’autorisation de prélèvement de 40 loups pour la période 2017-2018.

Pas de(s) loups ?

Au plan qualitatif ensuite puisque les échantillons indiquent la prépondérance de loups hybrides, au détriment des loups purs. Le caractère hybride des loups, autrement dit le croisement chien / loup, exclue tout simplement ces spécimens des conventions protectrices de Berne et autre directive Habitats faune flore, obligeant de fait l’Etat à organiser leur prélèvement. Et pour cause, l’hybridation fait perdre les caractéristiques de l’espèce, ce qui va à l’encontre de l’objectif de préservation ! Outre l’hybridation, les tests génétiques sont également porteurs d’informations sur l’origine des loups. Bruno Lecomte, éleveur de chèvres dans les Vosges, qui réalise depuis 20 ans un gros travail d’investigation sur la question ( ici), attend la confirmation de résultats d’analyses pour faire d’autres révélations sur l’origine des loups, dont le retour, prétendu naturel, interroge.
Publié par RAPHAËL LECOCQ

mardi 1 août 2017

Brebis en Alpage

Brebis en Alpage - Louis FONTAS - Vos poèmes - Poésie française - Tous les poèmes - Tous les poètes

Brebis en Alpage

- Fable -

Prisonnières pendant tout l'hiver,
Cloîtrées dans leur bergerie grise,
Rêvant d'une herbue friandise,
Les brebis songent à Gulliver !

Par un très beau matin printanier,
S'ouvrit leur portail d'évasion
Leur offrant, enfin, l'occasion
De mettre un terme au casanier.

En rangs serrés, vêtues de laine,
Ivres d'air pur et parfumé
Savourant l'herbage estimé,
Elles oublient leur morne plaine.

Par-ci, par-là, des boules blanches,
Ressemblant aux produits cotonniers,
De quoi remplir beaucoup de paniers,
Sont accrochés au bout des branches.

Soigneur compétent, le Berger
Sait guérir des moutons leur piétin,
Assurant au troupeau son destin,
Les chiens faisant rempart au danger.

L'ours et le loup, gent carnivore,
Trouvent pitance en ce doux cheptel,
Egorgé sur le létal autel
De l'appétit qui les dévore !

OUI, MAIS ALORS, EST-IL BIEN DECENT
DE LAISSER SUCCOMBER L'INNOCENT ?

vendredi 28 juillet 2017

Puy-de-Dôme : Les randonneurs mettent les bergers en colère - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

Puy-de-Dôme : Les randonneurs mettent les bergers en colère - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

Dans le Parc des Volcans d'Auvergne, les bergers estiment que les randonneurs ne respectent pas la tranquillité des troupeaux. Des incivilités de plus en plus courantes, comme à Orcines où la cohabitation est difficile.

Par Marc Taubert
Sur la montagne, Cyril ramène son troupeau après la pâture. 2.000 moutons en estive comme tous les ans sur le Puy-de-Dôme. Mais cette année, les bergers se plaignent d'incivilités commises envers leurs bêtes.

Entendez par incivilités : des touristes trop curieux qui s'approchent du troupeau, des VTT trop près des brebis ou encore les chiens non tenus en laisse. 

"Une brebis ça besoin d'être dans une ambiance calme pour bien manger, de ne pas être stressé, donc cela les fait moins bien manger, et donc dans certains cas extrêmes, cela peut les faire avorter", affirme Cyril Turquin, berger en charge de l'Estive 2017 du Puy de Dôme.

Puy-de-Dôme : Les randonneurs mettent les bergers en colère
Intervenants : Cyril Turquin, berger en charge de l'Estive 2017 du Puy de Dôme; Christian Pichon, président de la Coopérative des bergers d'Estive d'Orcines. - France 3 Auvergne - Mirna Kilama, Eric Taxil, Sarah Colpaert

Comme Cyril, d'autres bergers de la région dénoncent un manque de respect de la part des touristes et des locaux.

"Nous montons des bêtes, elles sont là pour brouter, elles ne sont pas là uniquement pour le décor sur la montagne donc on demande vraiment aux gens d'avoir la gentillesse de contourner le troupeau quand ils l'abordent et de laisser les bêtes tranquilles", explique Christian Pichon, président de la Coopérative des bergers d'Estive d'Orcines.

Face à ce problème, des pistes de solutions existent comme des opérations de sensibilisation auprès des plus jeunes ou des panneaux signalétiques installés aux abords des sites du Puy de Dôme. Un investissement nécessaire selon le maire d'Orcines pour garder les bergers.

"Aujourd'hui notre soucis est que les bergers ne reviennent pas d'année en année. Bientôt on aura peut-être plus de bergers qui veulent venir chez nous. Il ne faut pas oublier que c'est notre tondeuse naturelle de la chaîne des Puys", indique Jean-Marc Morvan, maire de la commune d'Orcines.

Une cohabitation indispensable pour aider le Puy de Dôme à rester le premier site visité en Auvergne.

lundi 17 juillet 2017

AGENDA Les alpages en fête ! 2017

AGENDA Les alpages en fête ! - Portail des Alpages de l'Isère

Que va t’il se passer dans les alpages de l’Isère cet été ?

Retrouvez tous les événements de l’été dans l’agenda "les alpages en fêtes" !


Saison des Alpages en Belledonne 2017

du 24 juin 2017 au 22 septembre 2017

De juin à septembre, des rendez-vous tout au long de l’été pour redécouvrir l’alpage sous toutes ses facettes !

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Rencontres en alpages à Besse en Oisans

du 1er juillet 2017 au 31 août 2017
Tout l’été, des rencontres en alpages à la rencontre des bergers 
(Alpages de la Quarlie et du plateau d’Emparis)
Tous les jeudis, Du 1er juillet au 31 août 2017, De 9h à 17h
En compagnie d’un accompagnateur en montagne, d’un technicien du pastoralisme et de médiateurs culturels de la Maison des alpages de Besse, partez à la découverte d’un village classé aux Bâtiments de France et de ses alpages.
  • Rencontre en alpage avec les bergers et leurs troupeaux, découverte du travail du chien.
  • Apéritif et café offert par les bergers au chalet d’alpage
  • Retour au village et visite guidée du musée de la Maison des Alpages
TARIF  : 
20€ / adulte et 10€ / enfant -18 ans
Tarif Famille : 50 €
Contact  : Maison des Alpages de Besse // 04 76 80 19 09 : http://www.maisondesalpages-besse.com/

Contes d’alpage au Refuge de la Pierre du Carre / Allevard

le 18 juillet 2017

Mardi 18 juillet, au Refuge de la Pierre du Carre

Soirée Contes

En présence de la conteuse Elisabeth Calandry pour son spectacle « Chèvres et fées des Alpes »
RV à partir de 18h, au refuge (Réservation obligatoire)
Information : Refuge de la Pierre du Carre - 06 83 14 47 84
Un événement Saison des alpages en Belledonne 2017

Rencontre en alpage à Ornon (Alpage du Grand Galbert)

le 18 juillet 2017

Mardi 18 juillet, de 9h à 17h, journée en alpage à Ornon

Randonnée accompagnée à la rencontre du berger et de son troupeau de brebis et chèvres, et en présence de Mme le Maire qui présentera sa commune.
Apéritif partagé au chalet d’alpage. Casse-croûte tiré du sac.
TARIF 
20€ / adulte et 10€ / enfant (-18 ans) / Tarif famille : 50 €
(Tarif comprenant la journée en alpage + une entrée offerte pour la visite guidée du musée de la Maison des Alpages)
Sortie limitée à 15 personnes pour préserver la qualité de la rencontre

Réservation obligatoire au plus tard 48 heures avant la rencontre

Contact  : Maison des Alpages de Besse / 04 76 80 19 09 / http://www.maisondesalpages-besse.com/

Dialogue avec un troupeau, Refuge du Crêt du Poulet

le 19 juillet 2017

Mercredi 19 Juillet, au Refuge du Crêt du Poulet

Atelier "Dialogue avec un troupeau"

Atelier pratique de découverte et d’approche des troupeaux, encadré par un technicien de la Fédération des Alpages de l’Isère. 
Rendez-vous à 10h30 au refuge.
Inscription : Fédération des Alpages de l’Isère / 04 76 71 10 20 / federation@alpages38.org
Info et réservation repas : Refuge du Crêt du Poulet, 04 76 71 04 93 / www.refugecretdupoulet.net
Un événement Saison des Alpages en Belledonne 2017

Cinétoiles pastoral, Les Adrets en Belledonne / Parc de la mairie

le 21 juillet 2017

Vendredi 21 juillet, Parc de la Mairie des Adrets

Cinétoiles Pastoral

En partenariat avec le projet Cinétoiles en Grésivaudan.
RDV à 19h pour l’assiette du berger proposée par la Marmite Campanaise (réservation au 04 76 71 14 78)
A 21h30, projection du film "Béliers" de Grímur Hákonarson 
Contact : Mairie des Adrets / 04 76 71 06 93
Télécharger le programme complet des Cinétoiles en Grésivaudan

Montgilbert fête l’alpage !

le 22 juillet 2017

Samedi 22 juillet, à Montgilbert

Une journée pour découvrir et fêter l’alpage

  • En journée : Portes ouvertes à la ferme des Cathelins 
    Rencontres avec les éleveurs, visite de la ferme, salle de traite et fromagerie 
    2 créneaux de visite 
    - de 10h30 à 12h 
    - de 14h30 à 16h
  • A 17h, à la salle des fêtes de Montgilbert : projection de films
Contact : Les Amis de Montgilbert - 06 08 77 03 08
Un évènement Saison des alpages en Belledonne 2017

Rencontre en alpage à Auris en Oisans

le 25 juillet 2017

Mardi 25 juillet, de 14h à 18h, rencontre en alpage à Auris en Oisans

Randonnée accompagnée à la rencontre d’un couple de berger sur l’alpage du Signal de l’Homme. Présentation du métier et découverte du troupeau.
TARIF 
12€ / adulte et 6€ / enfant (-18 ans) / Tarif famille : 30 €
(Tarif comprenant la demi-journée en alpage + une entrée offerte pour la visite guidée du musée de la Maison des Alpages)
Sortie limitée à 15 personnes pour préserver la qualité de la rencontre

Réservation obligatoire au plus tard 48 heures avant la rencontre

Contact : Maison des Alpages de Besse / 04 76 80 19 09 / http://www.maisondesalpages-besse.com/

Rencontre sur l’alpage de Villard Reymond

le 4 août 2017

Vendredi 4 août, de 9h à 12h30, rencontre sur l’alpage de Villard Reymond

Randonnée accompagnée au cœur de l’alpage pour rencontrer l’éleveur et le berger.
  • Découverte du troupeau et du travail des chiens.
  • Rencontre avec Mme le Maire et présentation de la commune
  • Découverte des "Jardins d’en Haut" (plantations de génépi et de fruits rouges) Dégustation offerte et possibilité de vente directe.
TARIF 
12€ / adulte et 6€ / enfant (-18 ans) / Tarif famille : 30 €
(Tarif comprenant la demi-journée en alpage + une entrée offerte pour la visite guidée du musée de la Maison des Alpages)
Sortie limitée à 15 personnes pour préserver la qualité de la rencontre

Réservation obligatoire au plus tard 48 heures avant la rencontre

Contact  : Maison des Alpages de Besse / 04 76 80 19 09 / http://www.maisondesalpages-besse.com/

Voir ici le programme complet des sorties en alpages 2017

Rencontre sur l’alpage de l’Arbaretan

le 6 août 2017

Dimanche 6 août, Presle et Saint Alban d’Hurtières

Rencontre sur l’alpage

2 randonnée(s) avec 2 départs possibles, jusqu’à l’alpage de l’Arbaretan
Sur l’alpage, rencontre avec les alpagistes et repas de produits locaux (agneau et fromages).
Deux départs possibles :
Réservation obligatoire
Participation aux frais du repas : 10 €. 5 € entre 6 et 13 ans. Gratuit pour les - 6 ans
Un évènement Saison des alpages en Belledonne 2017

Batailles de Vaches Herens au Planolet à Saint-Philibert / Saint-Pierre de Chartreuse

le 6 août 2017

Une journée consacrée à la race de vaches Hérens en Chartreuse !

Les éleveurs présentent au public leurs favorites et les vaches s’affrontent dans des duels puissants et combatifs où celle qui alliera force et intelligence deviendra la Reine du troupeau.
RDV à la station le Planolet à partir de 8h30
Tout au long de la journée : batailles des Reines, stands artisans et producteurs de Chartreuse, jeux pour enfants et balades en calèche
Contact  : Tél. Pascale et Christophe Cloitre / 06 73 02 18 25

Ciné pastoral au Refuge de la Pra

le 9 août 2017

Mercredi 9 août

Ciné pastoral sur la montagne, au refuge de la Pra

RDV à 18h pour une projection de film suivie d’un temps d’échange avec le berger.
Contact : Refuge de la Pra : 04 76 89 94 60 / 06 24 56 77 81 / www.refugedelapra.com
Un événement Saison des alpages en Belledonne 2017

Festival "Les toiles du berger" à Prapoutel

du 10 août 2017 au 11 août 2017

Jeudi 10 et vendredi 11 août 2017

2 jours de fête pour célébrer l’alpage et les métiers pastoraux sous toutes leurs facettes !

Au programme : Rencontres avec des éleveurs et bergers, ateliers découverte des troupeaux, ferme pédagogique, films et débats
Pour le programme détaillé : 
OT 7 Laux : 04 76 08 17 86 / www.les7laux.com
Un évènement Saison des Alpages en Belledonne 2017

Balade en alpage à Vaujany

le 11 août 2017

Vendredi 11 août, de 9h à 17h, journée en alpage à Vaujany

Balade d’un alpage à l’autre entre le col du sabot et le col du Couard. Une navette vous montera en alpage, pour aller à la rencontre du berger et de son troupeau. Echanges, présentation du métier et des techniques
Descente à pied possible suivi d’un verre de l’amitié.
TARIF 
20€ / adulte et 10€ / enfant (-18 ans) / Tarif famille : 50 €
(Tarif comprenant la journée en alpage + une entrée offerte pour la visite guidée du musée de la Maison des Alpages)
Sortie limitée à 15 personnes pour préserver la qualité de la rencontre

Réservation obligatoire au plus tard 48 heures avant la rencontre

Contact  : Maison des Alpages de Besse / 04 76 80 19 09 / http://www.maisondesalpages-besse.com/

Voir ici le programme complet des sorties en alpages 2017

Nuit des alpages

le 12 août 2017

Samedi 12 août

Soirée du cinéma pastoral à Pinsot

En partenariat avec les Nuits du Haut Bréda
Rdv à 21h à l’espace Chardon
2 films sur les pastoralismes d’ici et d’ailleurs
Un évènement Saison des Alpages en Belledonne 2017

Une soirée avec les bergers au gîte d’alpage de Combe Madame

le 14 août 2017

Lundi 14 août

Une soirée avec les bergers de Combe Madame

Rendez-vous au gîte de Combe Madame à partir de 18 h 30 pour une rencontre sur l’alpage avec les bergers.
Apéritif offert.
Gîte d’alpage de Combe Madame, 06 15 89 17 17, www.combemadame.com
Un évènement Saison des Alpages en Belledonne 2017

Fête de L’Écho des montagnes, Saint Colomban des Villards / Col du Glandon

du 19 août 2017 au 20 août 2017

Entre Isère et Savoie, à l’orée de Belledonne, il est un col qui fait le lien entre gens d’en bas et les gens d’en haut… Ici on parle du pays, des paysans, des produits. Bergers et éleveurs se retrouvent pour une journée festive !

Au programme :
Des moments avec les brebis..
Des chiens de troupeaux qui guident les oies dans le marché...
Des enfants qui construisent des cabanes de bergers et qui font voler les cerf volants et planeurs qu’ils auront construits…
Des repas partagés...
Des produits et créations artisanales à découvrir...
De la musique,...
... et un parapente qui inonde le ciel de bonbons…
Infos : Maison du tourisme de la Vallée des Villards, 04 79 56 24 53.

Soirée du cinéma pastoral à Ste Agnès

le 30 août 2017

Mercredi 30 août

Soirée du cinéma pastoral à Ste Agnès

RDV à la tombée de la nuit (21h) pour une projection de film en plein air.
Contact : Fédération des Alpages de l’Isère / 04 76 71 10 20
Un événement Saison des Alpages en Belledonne 2017

Diaporama-Rencontre "Un an sur la route du lait"

le 8 septembre 2017

Vendredi 8 septembre

Diaporama-Rencontre "Un an sur la route du lait" à l’auberge de la Gélinotte

Une heure et quart de voyage entre alpages d’ici et d’ailleurs, sur les traces des éleveurs et pasteurs qui produisent et transforment le lait à travers le monde.
RDV à 19h à l’auberge, formule repas proposée par l’auberge
Contact et réservation : Auberge de la Gélinotte / 04 76 89 81 39 / 
www.lagelinottebelledonne.fr
Un événement Saison des Alpages en Belledonne 2017

Rencontre en alpage à Ornon

le 16 septembre 2017

Samedi 16 septembre, de 14h à 17h, rencontre en alpage à Ornon

Randonnée accompagnée à la rencontre du berger et de son troupeau de brebis. En présence de Mr le Maire qui présentera sa commune.
Dans le cadre des Journées du Patrimoine 2017
TARIF 
12€ / adulte et 6€ / enfant (-18 ans) / Tarif famille : 30 €
(Tarif comprenant la demi-journée en alpage + une entrée offerte pour la visite guidée du musée de la Maison des Alpages)
Sortie limitée à 15 personnes pour préserver la qualité de la rencontre

Réservation obligatoire au plus tard 48 heures avant la rencontre

Contact : Maison des Alpages de Besse / 04 76 80 19 09 / http://www.maisondesalpages-besse.com/

Rencontre livre–reportage : "Bergères en leurs alpages" aux Adrets

le 22 septembre 2017

Vendredi 22 septembre, à la Marmite des Adrets

Rencontre livre–reportage : "Bergères en leurs alpages"

La journaliste-écrivain Hélène Armand et le photographe Christian Pedrotti sont allés à la rencontre de bergères qui ont accepté de les accueillir ‘’en leurs alpages’’. Ils témoignent et apportent leurs regards de reporters sur ce métier exercé au féminin.
RDV à 19h à la Marmite
Assiettes d’agneau d’alpage de l’Isère proposées à la dégustation
Info et réservation : Marmite des Adrets / 04 76 71 14 78 : www.lamarmitedesadrets.fr
Un événement Saison des Alpages en Belledonne 2017

Festival du Film "Pastoralismes et Grands Espaces"

du 13 octobre 2017 au 15 octobre 2017

Le Festival du Film "Pastoralismes et Grands Espaces" 2017 aura lieu du 13 au 15 octobre 2017

Le Festival "Pastoralismes et Grands Espaces", c’est...
  • 3 jours de projections de tous horizons, tous pays, pour parler de l’alpage et des cultures pastorales dans toute leur diversité
  • Des débats et des rencontres citoyennes pour échanger sur les enjeux locaux et internationaux qui traversent les économies pastorales d’aujourd’hui
  • Une occasion unique de croiser le monde de l’agriculture et du cinéma,les pratiques et les savoir faire d’ici et de l’autre bout du monde
...de la diversité, du partage, de la convivialité !
L’universalité du pastoralisme en fait un thème fédérateur qui unit les peuples et les cultures à travers le monde.
C’est une extraordinaire opportunité pour croiser les regards, partager ces sujets avec le plus grand nombre et aborder ensemble les nouveaux défis qui s’annoncent !

jeudi 6 juillet 2017

Stupeur et colère des agriculteurs de Haute-Savoie après des attaques de vautours - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

Stupeur et colère des agriculteurs de Haute-Savoie après des attaques de vautours - France 3 Auvergne-Rhône-Alpes

Cette dernière semaine de juin, la Haute-Savoie a été victime d’attaque de vautours. La goutte d’eau pour les agriculteurs qui souhaitent que les autorités prennent des décisions pour permettre un équilibre entre vie de la faune sauvage et travail agricole

Dans la semaine du 26 au 30 juin 2017, les habitants d’Entremont ont assisté à une scène à laquelle, ils ne s’attendaient pas. Après les loups et le lynx, c’est au tour des vautours d’attaquer les troupeaux.

Mais avant de s’en prendre aux génisses, les volatiles ont pris en chasse un bouquetin. Les habitants ont assisté à la scène, impuissants. En masse, les oiseaux, ont poursuivi l’animal qui, pris de panique a chuté dans un fossé où son cadavre a été dévoré en moins de dix minutes.

Quelques jours après, ce sont des génisses qui se sont fait attaquer. Le gros du troupeau a réussi à s’échapper, mais deux d’entre elles n’ont pas réussi à échapper aux prédateurs.

Sur les photos prises par les agriculteurs, on le distingue très clairement, toute la chair a été dévorée pour l'une d'entre elles, il ne reste en somme que la peau et la cloche que la bête portait autour du cou.

Attaque de vaches par des vautours en Haute-Savoie
Intervenants : Marie-Louise Donzel, Vice présidente chambre d'agriculture chargée de l'environnement ; Pierre Blanchard ; Philippe Bibollet ; Marie-Louise (revient) - Ingrid Pernet-Duparc, Serge Worreth et Jean-Jacques Picca

Cette nouvelle découverte macabre a été la goutte d’eau pour la profession agricole : « Un jour, c’est le loup, le lendemain, le vautour, ça ne pourra plus durer. Aujourd’hui les moutonniers ne veulent plus monter leurs troupeaux. Qui va entretenir la montagne ? Qui va manger l’herbe. On a vu une agricultrice voulant protéger son troupeau se faire mordre sur les bras par les vautours...»

Selon eux, il faut que les autorités prennent des mesures rapidement pour trouver un nouvel équilibre entre la faune sauvage et le travail agricole.

vendredi 23 juin 2017

Épisode #22: Lettre à notre nouveau Ministre de l’Agriculture

Par  @Culturebox
Mis à jour le 23/06/2017 à 13H43, publié le 23/06/2017 à 12H00
Bergère 22 couv
Cette semaine a vu la nomination de Stéphane Travert comme Ministre de l’Agriculture. C’est une nouvelle réjouissante car c’est le député de ma circonscription, où il est très apprécié : il est proche des citoyens, pragmatique et impliqué localement. Les dossiers agricoles, il les connait davantage du point de vue du terrain et de l’humain que depuis un bureau!
Son local de campagne législative se trouve à quelques centaines de mètres du petit bureau secret où j’écris ces lignes, près de la jolie abbaye de Lessay. Elle fut construite au Moyen-Âge sur une zone de marécage, comme un défi des moines à la nature, au milieu de la plus vaste zone de lande de Normandie, qu’on disait hantée. Jules Barbey d’Aurevilly, dans L'Ensorcelée, en livre des descriptions fantomatiques. Ces tourbières, marais, landes et dunes font aujourd’hui l’objet de multiples protections, et leur gestion a permis le maintien d’une biodiversité rare: plantes carnivores, papillons oubliés et retrouvés, oiseaux migrateurs réconciliés… L’agriculture y est l’économie dominante: la production laitière évidemment, mais aussi les légumes (les deux plus importants légumiers bio de France sont là !), les cultures marines que sont les huîtres et les moules, et un tout petit peu les moutons pour l’effet carte postale.
Abbaye et lande de Lessay 
Abbaye et lande de Lessay 
 © Ville de Lessay et S. Stauth
Ces productions agricoles sont toutes soumises à des règlementations strictes, ou des quotas, ou l’hégémonie de coopératives tentaculaires, qui réduisent le producteur au rôle d’exécutant muet. Ce qui génère souvent des rebellions et explosion de violence. Presque tous nos ronds-points portent des traces de pneus brûlés par les laitiers en colère, il n’est pas rare de voir devant les grandes surfaces des tas de poireaux pourris déversés, ou dans les rayonnages des produits manquants par "solidarité" de la grande surface avec les producteurs. Ou des produits réétiquettés lors d’opérations comme "Viande de Nulle Part" pour protester contre l’absence de mention d’origine de la viande.
Stéphane Travert connait donc bien la colère agricole, les contradictions règlementaires, les obstructions entre administrations qui broient les agriculteurs récalcitrants.
Il a la réputation d’être libre d’esprit et non soumis au syndicat majoritaire, la FNSEA, dont on dit qu’elle "installe" les ministres de l’Agriculture par son influence et sa force de lobby.
La nomination de ce ministre est une nouvelle reçue avec satisfaction par les agriculteurs de tous bords, les intensifs qui se sentent écrasés par le système comme les petits alternatifs et surtout (ils sont la majorité) ceux qui essaient juste de survivre, et ne sont ni bio, ni intensifs, juste des travailleurs effrénés, la tête dans le guidon.
Opération Viande de Nulle Part (photos Stéphanie Maubé)
Opération Viande de Nulle Part (photos Stéphanie Maubé)
 © Stéphanie Maubé)
Les tensions de l’agriculture découlent d’un écartèlement entre deux dynamiques contradictoires. D’un côté il y a une quête de libéralisme, par laquelle les courageux et ambitieux revendiquent le droit de se développer, bosser jour et nuit s’il le faut, mais avoir le droit de s’agrandir. Il ne s’agit pas forcément de futures Fermes des mille vaches, il s’agit aussi de toutes petites exploitations comme la mienne… qui n’atteignent pas le point de rentabilité, et sont menacées de disparition (on ne peut pas vivre d’amour et d’eau fraîche, et lorsque les charges fixes dépassent les recette, on fait un chiffre d’affaire négatif). Pourtant, elles n’ont pas le droit d’agrandir leur production ni leurs terres. C’est comme un plombier qui aurait un quota de 5 clients, pas un de plus. Même s’il y a des fuites à réparer partout, qu’il possède les bons outils et du temps libre, il n’a pas le droit car son quota autorisé n’est que de 5 clients. Et tant pis si ce chiffre d’affaire ne suffit pas à le faire vivre, il n’a qu’à faire un autre job à côté, mais pas développer son activité de plomberie. En agriculture, des terres et des quotas sont parfois rendus disponibles, mais sont attribués par des "commissions" un peu mystérieuses composées d’agriculteurs et de syndicats, qui désignent ceux qu’ils estiment prioritaires. Et Elles ne désignent jamais le petit paysan fragile qui en a vraiment besoin, mais plutôt l’agriculteur qui sera à même de leur renvoyer la balle dans une autre commission. Rien de nouveau là-dedans, les amitiés de "services rendus" sont inhérentes aux commissions interprofessionnelles. Mais ces attributions inéquitables contribuen à creuser le fossé entre les tous petits indépendants qui n’arrivent même pas  à se payer, et les grosses exploitations qui deviennent de plus en plus grosses en absorbant les fermes voisines.
Le confort de travail de mes rêves versus ma réalité en palettes (publicité pour une bétaillère Ifor Williams).
Le confort de travail de mes rêves versus ma réalité en palettes (publicité pour une bétaillère Ifor Williams).
 © Claude Hubert
La deuxième dynamique agricole est à l’exact opposé. Pour éviter que les gros deviennent des géants qui rachètent toutes les terres et fassent leur loi sur le marché de l’alimentation, il existe différents critères de "régulation". Ce qui est plutôt positif. Les attributions de terre doivent passer par l’État pour vérifier que tout le foncier français ne finit pas dans les mains d’un fonds de pension étranger, les prix des matières premières comme les céréales ou le lait subissent des régulations et des lissages. Les primes et subventions servent à rattraper des déséquilibres. Ces régulations ont été mises en place avec la création de la PAC, la Politique Agricole Commune, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, quand l’Europe était à reconstruire… et à nourrir. La nourriture étant un besoin de base qui devait rester accessible à tout le monde, réguler les prix était justifié. Au fil du temps, l’Europe a fini par rassembler toutes les prises de décision concernant l’agriculture: ce sont les eurodéputés qui légifèrent, pas le gouvernement d’un pays.
Si les décisions sont européennes, leur champ d’application relève quand même du pays, via des Directions Départementales incompréhensibles et des tuyaux de poêle, ou du Conseil Régional, ou des Chambres d’agriculture, parfois du canton ou de la commune. Et il leur faut beaucoup de temps pour se mettre d’accord. Parfois ils n’y arrivent pas. Ou se bloquent mutuellement entre absurdités et contradictions, comme ce "bug de logiciel" qui dure depuis deux ans, et empêche le versement de certaines primes bio à des agriculteurs qui se surendettent et frôlent la faillite. Ou encore la Prime Race Menacée destinée à soutenir les éleveurs qui défendent des races locales à petits effectifs. Les races menacées normandes perçoivent cette prime dans toutes les Régions… Sauf en Normandie car la Région a décidé de ne pas l’activer. Mais elle figure depuis des années dans les brochures expliquant à quel point c’est une priorité à leurs yeux.
Des moutons au Ministère de l'Agriculture  et dans la vraie vie...
Des moutons au Ministère de l'Agriculture  et dans la vraie vie...
 © (photo officielle du Ministère de l'Agriculture et photo Delphine Détrie pour Lux For Films)
On peut alors se demander quel rôle joue réellement un Ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation? Quel espace de décision lui reste-il? Quels leviers? Quel pouvoir d’influence?
Se contente-t-il d’être un médiateur dans les crises, en aidant à rétablir le dialogue entre grande distribution et producteurs, comme dans une thérapie de couple? Est-il un chéquier incarné et ambulant pour indemniser les agriculteurs soumis à un désastre exceptionnel, comme le vin et les poireaux à cause du gel, les abricots et les betteraves à cause des inondations, de la sécheresse, des pucerons, de la non pollinisation, du prix du gasoil et de la main d’œuvre polonaise? (L’étendue du potentiel de crises agricoles est infini, n’est-ce pas ?)
Je crois que si les agriculteurs dérapent si vite dans l’agressivité, c’est d’impuissance et d’incompréhension quand ils s’entendent répondre:
On n’y peut rien c’est l’Europe / la Région / la DDTM / le Ministère / etc…
Nous sommes donc relativement blasés du rôle du futur Ministre. On sait déjà à quel point il sera ténu et cantonné à de la représentation d’apaisement…
Néanmoins, ce gouvernement tenant pour l’instant ses promesses de changement, et Stéphane Travert étant un véritable élu de territoire, je rédige à son adresse une liste de souhaits  (que j’envoie également à sa permanence):
AVANT TOUT:
Assainir le fonctionnement des Chambres d’agriculture, qui sont tenues par une poignée d’hommes (toujours les mêmes à tous les postes stratégiques) qui décident de l’orientation de tout un département. Les discours sont politiquement irréprochables mais la gestion des dossiers est partiale, injuste et élitiste.
Refondre les SAFER, ces sociétés privées chargée d’attribuer les terres agricoles. Tous les agriculteurs souffrent de leur opacité, de leur iniquité et  del’influence de la FNSEA dans leur fonctionnement. Or les terres sont le plus gros enjeu de l’agriculture. Sans accès au foncier, un projet ne voit jamais le jour.
SURTOUT
N’abandonnez pas les enjeux agricoles aux seuls agriculteurs. Au-delà des critères économiques, redonnez s’il vous plait à la paysannerie sa dimension paysagère, de santé publique, d’attractivité touristique et culturelle grâce à sa gastronomie régionale et son patrimoine. Ne laissez pas ces dimensions essentielles disparaître sous l’approche industrielle comme on parlerait de production de voitures en série. Nos paysages, notre alimentation, notre art de vivre, la qualité de vie rurale… doivent relever d’une vision harmonieuse, et non de la gestion réductrice d’une poignée d’agriculteurs sous prétexte qu’ils ont du charisme syndical. Impliquons d’autres ministères et leur vision complémentaire dans cet enjeu public.
ENFIN
Promouvez la diversité des profils agricoles. L’agriculture sacrificielle se termine avec la génération qui part à la retraite cette décennie. Leurs enfants ne veulent pas reprendre la ferme, ou bien ils n’ont pas eu d’enfant faute de pouvoir avoir une vie familiale. L’installation de nouveaux profils est une opportunité porteuse pour pérenniser cette profession. Venir d’un milieu extérieur, c’est apporter des compétences inattendues pour réinventer ce métier, l’enrichir de nouvelles dimensions, lui trouver un autre rôle social que la simple production d’aliments. Et c’est aussi la chance d’avoir des agriculteurs épanouis qui font ce métier par choix, avec une distance et une capacité de remise en cause que n’ont pas ceux qui sont nés dedans.
Bergère 22 couv