Au Nid de Brebis

Au nid de brebis


mardi 27 septembre 2016

Urgent vente de troupeau de chèvres

Cause soucis de santé et arrêt de l’activité vend troupeau de chèvres laitières.
Troupeau élevé en montagne à 1000m d’altitude dans le respect de l’animal.
Ce troupeau évolue en système pastoral, sort de mars à octobre entre 8 et 10h par jour en garde.
Habitués aux chiens, âne, vache..
Troupeau d’environ 50 bêtes type alpine, saanen et croisés (poitevin,provençale...) présumés pleine pour février.
Troupeau jeune (quelques-unes de 5 ans, et la plupart entre 3 et 1 ans) 3 bouc reproducteurs.
Conviendrait à personne souhaitant démarré une activité ou agrandir.
Le placement du troupeau sera suivi, uniquement dans bonne maison avec des conditions d’élevages en extensif.
Possibilité de vendre par petit lot pour particulier uniquement pour débroussaillage, ou transformation laitière.
petit prix à discuter suivant lot et projet.
boucherie, maquignon s’abstenir merci
tel: 0632097162
plus de photos sur demande par email " liacleonicecapece@hotmail.fr " ou sur facebook: "la ferme de salau"

samedi 24 septembre 2016

Victoire pour les forçats des alpages | L'Humanité

Victoire pour les forçats des alpages | L'Humanité

Victoire pour les forçats des alpages

précarité
CÉCILE ROUSSEAU
MARDI, 23 AOÛT, 2016
L'HUMANITÉ

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ONLY FRANCE
Pour la première fois, un gardien de troupeau a fait requalifier son CDD en CDI, ouvrant une brèche vers un véritable statut.
Coup de tonnerre dans l’azur du Vercors. Les pasteurs du massif, bastion de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, ont remporté une bataille importante. La cour d’appel de Grenoble (Isère) a requalifié le 24 juin dernier les CDD saisonniers étalés sur treize ans de Michel Didier, berger vétérinaire, en CDI. Cette victoire est une grande première : « Ils ont estimé que les contrats correspondaient à l’activité normale et permanente du syndicat d’estive (groupement d’employeurs – NDLR) car les travaux se répètent chaque année. J’espère que cela va donner des idées aux bergers en souffrance ! » explique le pionnier.
Pour le montagnard, les étés s’enchaînaient sur les alpages, sans sécurité de l’emploi. Quand il demande en 2013 un contrat à durée indéterminée au syndicat d’estivage Gresse Bas Dauphiné, groupement d’une dizaine d’éleveurs qui l’engage depuis des décennies, il se voit opposer un refus. L’année d’après, il n’est pas reconduit sur le site du Serpaton, avec vue imprenable sur l’est du massif. « Les employeurs peuvent se débarrasser facilement de nous et préfèrent recruter les bergers dociles. C’est bien pour ça que peu de personnes vont aux prud’hommes. Ce combat m’a demandé beaucoup d’énergie. » La justice a aussi requalifié son licenciement, notifié oralement, comme étant sans cause réelle et sérieuse. 30 000 euros de dommages et intérêts lui ont également été octroyés. Cette décision de la cour d’appel couronne un intense combat militant. En 2013, Michel Didier a fondé le syndicat des gardiens de troupeaux de l’Isère, affilié à la CGT, pour faire reconnaître leur statut. Sous les crêtes de calcaire dentelées du Vercors, le tapis verdoyant s’étale à perte de vue. Comme les CDD saisonniers au sein de cette profession exigeante et rémunérée à peine plus que le Smic.

Seul pour s’occuper de 400 génisses

Dans ce métier, source d’inspiration inépuisable pour la littérature, de l’Astrée jusqu’aux romans de George Sand, le côté bucolique va de pair avec la rudesse. Isolé cinq mois en altitude, seul pour s’occuper de 400 génisses, l’homme est face à la nature. « Il faut gérer le foin, attraper les bêtes, déceler les problèmes de boiteries… On réalise ce travail dans un cadre extraordinaire ! » se souvient Michel. Sur place, sa famille pouvait lui rendre visite. Son épouse le remplaçait même lors du repos dominical. Mais tous les bergers sont loin de bénéficier des mêmes conditions favorables.
Johnny Neto, secrétaire fédéral de la Fnaf-CGT, pointe de nombreuses dérives. Au creux des monts escarpés, le respect du Code du travail et du Code rural n’est souvent qu’un mirage. « Certains patrons sont rétrogrades, bloqués avant la Révolution de 1789 ! Les groupements d’employeurs rechignent à payer les heures supplémentaires. Les remplacements des bergers pour les jours de congés, quand ils veulent redescendre, ne sont pas garantis. Au niveau des conditions d’hébergement, on a encore des personnes qui dorment à même la paille dans des maisons. »
Leïla, 31 ans, reste perchée tout l’été sur le col de la Croix. Pâtre de père en fille, elle a immédiatement adhéré au syndicat CGT avec une dizaine de bergers et se réjouit de cette première avancée judiciaire. « C’est très bien ce qui se passe ! Les éleveurs ne sont pas toujours les meilleurs pour respecter la loi et les bergers en détresse y voient plus clair sur leurs droits ! C’est une façon de pérenniser nos embauches, de donner de l’espoir aux alpagistes jetables du jour au lendemain. » En CDD depuis dix ans, elle n’ose pas demander à sa banque de lui faire un crédit. « Cette liberté a un certain prix, celui de la précarité et l’impact sur la vie de famille », précise-t-elle. Mais cette mère d’une petite fille a la passion chevillée au corps, carburant nécessaire pour supporter l’effort physique. « Je dois gérer 280 bestioles de 500 kg. Le plus dur, c’est surtout le début, de poser les 12 kilomètres de clôture, dont 6 électrifiés, c’est un sacré travail. »
Toute la journée, la bergère volubile se balade avec 10 kg de sel et de céréales sur le dos : « Je joue la “marchande de bonbons”, j’entretiens la relation avec l’animal. J’essaie d’être attentive et d’atteindre la perfection. » Ses CDD à répétition ne l’empêchent pas de s’investir durablement sur son pâturage. « Je construis un sauna, j’arrange le chalet et le jardin. Je m’organise comme je veux », ajoute-t-elle, émerveillée par les paysages somptueux. « Je ne me lasse pas de regarder les couchers de soleil. Quand l’école est finie, ma fille me rejoint, on fait des choses simples comme cueillir des fraises et des framboises. »
Les forçats des alpages, attachés à leur montagne et à leur indépendance, sont plus que jamais déterminés à revendiquer un vrai statut. Tous espèrent notamment réactiver le projet de convention collective nationale des bergers, dans les tuyaux depuis trois ans. D’autres procédures sont aussi en cours aux prud’hommes. Mais les actions devant les tribunaux tout comme la syndicalisation restent encore timides. Dans cet « immense navire surgissant de la plaine » qu’est le Vercors (1), l’écho de cette première victoire judiciaire n’a pas fini de résonner.
(1) Citation de l’écrivain Jean Bruller, dit Vercors.
 
- la décision de la cour d'appel de Grenoble sur le site de la FNAF CGThttp://www.fnafcgt.fr/spip.php?article457
- les droits des bergers et leur convention collective http://maisonduberger.com/contrat-et-droit/
 
 
journaliste

jeudi 15 septembre 2016

BERNE - Le loup pourrait être chassé toute l'année en Suisse

Ticinonline - loup Attentif: vous pouvez toujours chasser

Le Conseil national a accepté la demande du Valais: le prédateur ne bénéficie plus du statut d'espèces protégées

clé de voûte
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BERNE - Le loup pourrait être chassé toute l'année en Suisse. Le Conseil national a répondu aujourd'hui à une initiative du canton du Valais demandant de prendre loin de ce prédateur de l'état des espèces protégées. Le Conseil des Etats, qui avait précédemment rejeté, est donc appelée à se prononcer à nouveau.
Avec 101 voix contre 83, le National a souscrit à sa commission de l'environnement, qui a proposé - bien que la mesure - d'approuver l'initiative appelée «La fête est finie." Le texte appelle le loup à la chasse tout au long de l'année et que la Convention de Berne est renégocié, l'introduction d'une réserve de retirer la protection du loup en Suisse.
Au nom du comité, Yannick Buttet (PPD / VS) a expliqué que les mesures de prévention (protection des troupeaux, tuant des blocs) en cours ne suffit pas. Ils ne sont pas seulement coûteux et difficiles à appliquer dans les régions alpines, mais il est également pas empêcher toutes les attaques de loups.
La protection des troupeaux menace aussi de saper le développement du tourisme, a souligné Buttet. Enfin, le territoire suisse est si densément peuplé que la cohabitation avec le loup serait difficile dans tous les cas.
A rien ne vaut l'intervention de Silva Semadeni (PS / GR) en faveur d'un compromis: l'alignement de la Chambre des cantons, le parlementaire a Grisons sur une solution équilibrée qui tienne compte à la fois les revendications des régions de montagne des impératifs de protection du loup.

mercredi 14 septembre 2016

Les ovins durement touchés par un ténia du chien

Les ovins durement touchés par un ténia du chien

DOSSIER - Les ovins durement touchés par un ténia du chien

Un ténia du chien appelé coenure, est responsable du tournis classique observé chez les agneaux lourds et les agnelles. Mais deux cas plus dramatiques sont apparus cet hiver chez deux éleveurs de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

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- © lgeffroy
La coenurose — appelée calu en patois provençal — disparue depuis un demi-siècle presque partout en France, subsistait çà et là dans quelques grands troupeaux transhumants du Sud-est, où les chiens, nombreux, n’étaient pas toujours vermifugés avec rigueur. Mais, depuis plusieurs années, on constate dans quelques élevages une recrudescence de la maladie sur les agnelles de 6 à 12 mois, avec des pertes allant de 20 % à 80 %, voire la quasi-totalité du lot d’agnelles, ces lots variant de 50 à 300 animaux. Et de plus en plus de troupeaux sont atteints.
Cet hiver, deux cas bien plus graves ont été déclarés. Le premier a touché un troupeau d’environ 500 têtes dans les Hautes-Alpes : en une quinzaine de jours, plus de 200 brebis de tout âge (et même quelques agneaux) sont mortes de méningites, ou ont dû être achevées. Donc 50 % de pertes, et ce n’est probablement pas fini… L’autre cas, dans le Vaucluse, a touché un lot de béliers qui était conduit à part du troupeau: 43 béliers sur 60 sont morts ou ont été abattus en quelques semaines ! Donc 70 % de pertes, en attendant la suite. Cette recrudescence et ces épidémies arrivent certainement à cause de l’augmentation des chiens de protection, les « patous », dans les troupeaux. Ces chiens sont en contact permanent avec les moutons, aussi bien à l’extérieur qu’en bergerie, donc susceptibles de manger des carcasses, et leurs excréments vont ensuite contaminer le milieu: prés et parcours, foin et litière, points d’eau… C’est une conséquence indirecte et grave de la protection des troupeaux contre la prédation.
Dossier de Jean-Luc Champion (GDS 04), Hubert Germain et Franck Boué (Anses Nancy)

Une visite sanitaire obligatoire pour les élevages ovins en 2017

Une visite sanitaire obligatoire pour les élevages ovins en 2017

Une visite sanitaire obligatoire pour les élevages ovins en 2017

Les éleveurs ovins recevront leur vétérinaire pour échanger sur l'avortement.

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La visite sanitaire est prise en charge par l'État et réalisée par le vétérinaire sanitaire désigné par l’éleveur.
La visite sanitaire est prise en charge par l'État et réalisée par le vétérinaire sanitaire désigné par l’éleveur. - © D. Hardy
Pour les élevages de plus de 50 brebis, la visite sanitaire sera obligatoire à partir du 1er janvier 2017. Prise en charge par l’État, elle est réalisée par le vétérinaire sanitaire désigné par l’éleveur. D’une durée d’une heure et organisée tous les deux ans, la visite concernera les éleveurs avec un numéro de cheptels impairs en 2017 et ceux avec un numéro impair en 2018. Les avortements seront le thème de cette première campagne.
La visite sanitaire ovine et caprine a été rendue obligatoire par l’arrêté du 24 septembre 2015 qui élargit aux filières ovine, caprine et apicole le dispositif déjà mis en place dans les filières bovine, avicole et porcine. Cette visite, distincte du bilan sanitaire de l’élevage, doit permettre à chaque éleveur de bénéficier des conseils de son vétérinaire sanitaire. Pour cela, le vétérinaire s’appuiera sur un vade-mecum décrivant le déroulé de la visite, d’un questionnaire dont un exemplaire sera remis à l’éleveur en fin de visite et de la fiche d’information Mesures à mettre en place pour prévenir les avortements qui sera également remise à l’éleveur.
La visite sanitaire permet d’avoir un temps privilégié avec son vétérinaire sur un sujet d’intérêt collectif. Elle permettra aussi de recueillir des données épidémiologiques, sociologiques et de pratiques sur un échantillon représentatif d’élevages, afin de pouvoir ensuite être analysées de façon anonyme. Cette visite n’est pas réalisée dans un objectif de contrôle et ne rentrera pas dans la conditionnalité des aides.

BERGERES, LES NOUVEAUX VISAGES DES MONTAGNES


BERGERES, LES NOUVEAUX VISAGES DES MONTAGNES
FIAMag-16-France
Il y a trente ans, le métier de berger était exclusivement masculin. Aujourd'hui, près de la moitié des cabanes d'estive en Béarn sont occupées par des femmes, en couple ou en famille, en équipe ou seules. Des bergères qui restent tout l'été en montagne et qui font le même travail pastoral que les hommes. La profession rajeunit, se conjugue désormais aussi au féminin et séduit bon nombre de citadines.
Des rires d'enfants à la montagne, parfois des pleurs, c'est le quoditien de Marie Barbé lorsque ses filles, Lila et Suson, âgées de trois et cinq ans, la rejoignent à l'estive. Marie est bergère salariée l'été et garde un troupeau de brebis laitières sur le plateau du Soussoueou en vallée d'Ossau. "Mon rêve était d'être bergère en montagne avec mes enfants, mais je réalise que c'est très difficile, car je suis seule à l'estive."
Marie Barbé a fait ses études dans le tourisme avec l'envie de vivre en montagne, mais sans aucune notion concrète du métier de bergère. Elle le découvre en tant que stagiaire aux côtés d'Auguste Casassus, un vieux berger, cadet de famille, resté toute sa vie auprès de son troupeau. "C'est avec lui que j'ai tout appris. Il m'a transmis sa passion des bêtes et de la montagne. Et aujourd'hui, je ne pourrais pas être bergère sans monter à l'estive. Cela fait partie intégrante du métier."
FIAMag-16-France
Un métier longtemps réservé aux hommes
La profession était jadis l'apanage des hommes et en particulier des cadets, célibataires, qui transhumaient d'une cabane à l'autre à mesure que l'herbe venait à manquer et partaient l'hiver dans le Gers ou en Gironde, là où il y avait de quoi faire pâturer le troupeau. Bien souvent, le métier était subi par ces hommes qui ne l'avaient pas choisi. Aujourd'hui, il est, pour les jeunes qui l'embrassent, une passion, un choix de vie. Un engagement presque militant, aux antipodes du consumérisme et des turpitudes citadines. Pour toutes les femmes, c'est très clair : vivre du pastoralisme, c'est vouloir vivre autrement. Il y a vingt ans, aucune n'y avait sa place. Les femmes étaient reléguées au second rang, cantonnées à la ferme et aux tâches ménagères. 



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mardi 6 septembre 2016

Paysans suisses: ça va chauffer ce week-end! - La Liberté

Paysans suisses: ça va chauffer ce week-end! - La Liberté

Paysans suisses: ça va chauffer ce week-end!

Ce panneau que l’on peut apercevoir en bordure de route à l’entrée de Riaz est en principe soumis à autorisation. © Vincent Murith/La Liberté
Ce panneau que l’on peut apercevoir en bordure de route à l’entrée de Riaz est en principe soumis à autorisation. © Vincent Murith/La Liberté


03.09.2015

Ras-le-bol paysan • Par solidarité avec leurs collègues européens, les paysans suisses allumeront des feux samedi. Ils placeront aussi des panneaux de protestation.
KESSAVA PACKIRY
Des feux. Ce seront donc des feux - comme ceux qu’on n’a pas pu voir cette année au 1er Août - que les paysans suisses allumeront ce samedi à proximité de leurs fermes, pour marquer leur solidarité avec leurs collègues européens. Ce week-end se tiendra effectivement à Bruxelles le Conseil des ministres de l’Agriculture de l’Union européenne (UE). En marge de cette réunion, les organisations paysannes manifesteront dans la capitale belge pour réclamer une autre politique laitière dans l’UE, l’actuelle étant en train de les étrangler. Près de 500 tracteurs en provenance de toute l’Europe sont attendus dans les rues bruxelloises ce week-end.
L’idée des feux avait déjà été évoquée il y a près d’une semaine, dans la grange de Christian Hofmann. Cet agriculteur d’Avry-sur-Matran, initiateur d’un mouvement de ras-le-bol paysan, était parvenu à réunir chez lui 200 collègues de toute la Suisse, via Facebook et le soutien du syndicat Uniterre, pour envisager les actions à mener afin d’attirer l’attention du public et des politiciens sur leurs conditions financières. Mardi soir, ils étaient à nouveau réunis. «Et cette fois, nous étions 600!», se félicite Christian Hofmann.

Situation critique

Lors de cette réunion, la proposition des feux a donc été approuvée. «Nous en ferons dans toute la Suisse», souligne Christian Hofmann. «On parle de plus de 2000 feux à l’échelle romande», confie à «La Liberté» Patrice Borcard, préfet de la Gruyère. Qui a saisi le Conseil d’Etat fribourgeois sur la question de la sécurité et des autorisations. Dans un communiqué diffusé hier, le gouvernement indique ne pas disposer de compétences relatives à l’autorisation ou l’interdiction de feux en plein air (excepté en période de sécheresse). Cette compétence revient aux autorités communales. «Il revient aux organisateurs de ces feux de prendre contact avec leur commune.»
Christian Hofmann sait cela. «Nous avons d’ailleurs rappelé aux participants mardi soir de veiller à prendre toutes les mesures, notamment au niveau de la sécurité.» Le Conseil d’Etat souligne que cette opération de feux de protestation intervient à la suite d’une longue période de sécheresse en juillet et août. «Même compte tenu des précipitations intervenues mardi, la situation reste critique et le danger d’incendie marqué», insiste-t-il. Les conditions strictes devront dès lors être impérativement observées. Comme l’interdiction de faire des feux en forêt ou à proximité; la surveillance des feux en permanence jusqu’à leur totale extinction; le respect des distances de sécurité par rapport aux bâtiments, selon les conditions météorologiques et le type de bâtiment.

La betterave va mal

Patrice Borcard relève que les préfectures doivent être contactées au cas où d’autres manifestations en marge de ces feux seraient organisées. Pour l’heure, le préfet de la Gruyère n’a reçu aucune demande en ce sens. Mais ça ne devrait pas tarder. «Dès lundi, nous commencerons à poser des panneaux au bord des routes du pays pour exiger un marché équitable en Suisse», relève Christian Hofmann. Et poser un panneau au bord des routes, ça nécessite une autorisation. «Etant donné que nous sommes là dans le domaine d’une protestation limitée dans le temps, une forme de tolérance peut être appliquée», concède Patrice Borcard. Comme cela peut être parfois le cas en période électorale.
Enfin, mercredi prochain dès 19 heures, les paysans envisagent une grande manifestation, à Kirchberg (BE), pour protester contre les prix bas de la betterave sucrière. «Il y a 10 ans, nous touchions 9,8 francs pour 100 kg de betteraves. Cette année, nous en sommes à près de 4,5 francs. Et pour 2016, le prix a été fixé à 3,7…», illustre Christian Hofmann.

dimanche 4 septembre 2016

Désalpes & fêtes d'alpage -Septembre 2016- Suisse

Désalpes & fêtes d'alpage - Suisse Tourisme

Désalpes & fêtes d'alpage

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