Au Nid de Brebis

Au nid de brebis


dimanche 18 février 2018

Stop au compost empoisonné !

Courrier d'un lecteur : "Stop au compost empoisonné !"

"Les métaux lourds et autres polluants contenus dans les boues de stations d’épuration se retrouvent dans nos assiettes et celles de nos enfants (elles servent à accélérer la fermentation du compost industriel, sur lequel poussent nos légumes). Créons un label de compost "propre" pour mettre fin à cet empoisonnement silencieux." Lire le cri d'alarme du courrier du lecteur. 


Plate-forme de compostage.

"Je m'appelle Yves Carl et je ne peux plus me taire sur le grave problème sanitaire posé par les végétaux pollués de métaux lourds qui arrivent dans nos assiettes après avoir poussés grâce à du compost enrichi de boues de stations d'épuration.

Ces boues sont le résidu du traitement de l'eau des stations d'épuration des grandes agglomérations. Elles concentrent les rejets des habitations (mais aussi des industries), qui contiennent de redoutables perturbateurs endocriniens (hormones, bêta-bloquants, antibiotiques, stéroïdes…) mais aussi des pesticides, des métaux lourds, des produits pharmaceutiques et des détergents.
La triste catastrophe écologique de la vallée maraîchère de Pierralye (interdite pour longtemps encore à la culture à cause de cet empoisonnement) a servi de leçon et les step rejettent aujourd'hui au réseau une eau en principe assez bien nettoyée.
Mais les polluants n'ont pas disparu comme par magie : ils sont simplement déplacés et concentrés dans les boues résiduelles, qui servent notamment à accélérer la fermentation sur les plate-formes de compostage.
Or, ce compost sert à la production de végétaux comestibles, qu'on retrouve dans nos assiettes. Aucune loi n'interdit son utilisation pour l'agriculture biologique (celle qui alimente aussi les cantines scolaires qui ont fait l'effort du bio), ni pour les repas d'hôpitaux (dont les maternités), les pots de nourritures pour bébés, les restaurants d'entreprises, les conserves, les surgelés … ni même les légumes qu'on cultive soi-même dans son propre potager, si on l'enrichit avec du compost du commerce !
Le problème n'est pas nouveau. des organismes planchent encore sur des solutions possibles pour ôter ces polluants des boues de stations d'épuration. Mais hélas, si la technologie existe, son coût semble rebuter les décideurs et le problème n'est pas à la veille de recevoir une solution.
Pendant ce temps, ces métaux lourds s'accumulent dans nos organismes et celui de nos enfants (ils ne sont pas évacués). Et c'est là le danger car si aucune dose n'est immédiatement mortelle aux taux autorisés, personne ne peut prétendre avoir assez de recul pour définir le seuil cumulatif dangereux, chaque individu étant différent. Le plus élémentaire principe de précaution exige clairement d'interdire de jouer à la roulette russe avec la vie des consommateurs.
C'est pourquoi je demande la création d'un label de compost "propre", garanti sans adjonction de boues polluées de stations d'épuration, qui permette aux cultivateurs de s'engager à fournir des produits exempts de ces poisons à retardement. Ainsi, on pourra éviter, notamment aux personnes les plus exposées (femmes enceintes, personnes âgées, malades, nourrissons…), des empoisonnements insidieux en choisissant de se fournir uniquement auprès de filières n'utilisant que du compost propre."

jeudi 11 janvier 2018

Vaucluse: des vaches abattues dans un élevage, leurs propriétaires lancent un appel à l'aide - France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur

Vaucluse: des vaches abattues dans un élevage, leurs propriétaires lancent un appel à l'aide - France 3 Provence-Alpes-Côte d'Azur

Un éleveur de vaches vauclusien a découvert la mort de quatre de ses vaches, abattues à coups de fusil. Le geste malveillant est inexpliqué. La gendarmerie est toujours à la recherche d'un jeune taureau qui s'est échappé. 

Deux veaux se retrouvent sans mère, alors les éleveurs ont lancé un appel aux dons sur la plateforme Leetchi. Pour "retrouver un équilibre parmi le troupeau", les propriétaires ont besoin d'au moins une vache pour nourrir les petits. 

Les propriétaires sont dévastés car très "attachés" à leurs vaches comme en témoigne leur appel à la solidarité:
Nous sommes profondément affectés par cette perte, l'une de ces vaches se prenomait Margueritte, et était considerée comme notre animal de compagnie. Ca a été la première à constituer notre élevage et grâce à qui je me suis lancé dans l'aventure folle de l'élevage bovin de nos jours !

Selon une information de La Provence, une enquête a été ouverte par les gendarmes de la brigade de la communauté Pernes-Entraigues. Le procureur de la République de Carpentras a également décidé de retenir "l'infraction la plus importante prévue par le Code pénal: 'actes de cruauté envers un animal domestique, apprivoisé ou en captivité', un délit puni de 2 ans de prison et 30 000€ d'amende."

Home | Caritas-Montagnards

Home | Caritas-Montagnards

Depuis 40 ans, les familles paysannes de montagne peuvent compter sur le soutien de Caritas-Montagnards. Dans les situations de détresse et pendant les mois d’été chargés, les familles peuvent obtenir de l’aide de la part de bénévoles, de manière simple et rapide.
Durant les mois d'hiver, seuls quelques lieux d'engagement sont en ligne sur notre site. Il s'agit d'une période durant laquelle les familles de paysans de montagnes ont moins besoin de l'aide de bénévoles, sauf pour les situations d'urgence. Dès fin février, les nouveaux lieux d'engagement pour la saison 2018 seront régulièrement mis en ligne. Nous vous tenons au courant des nouveaux lieux d'engagement via Facebook et la newsletter.

dimanche 7 janvier 2018

Fin des aides complémentaires ovine et bovine : « un décret passé en douce » pour Jérémy Decerle (JA) | Journal Paysan Breton

Fin des aides complémentaires ovine et bovine : « un décret passé en douce » pour Jérémy Decerle (JA) | Journal Paysan Breton

Fin des aides complémentaires ovine et bovine : « un décret passé en douce » pour Jérémy Decerle (JA)

Dans un décret du 29 décembre, publié au journal officiel du 31 décembre, le ministère de l’Agriculture a supprimé officiellement les aides complémentaires ovines et bovines, qui étaient pointées du doigt par Bruxelles. Contacté par Agra presse, Jérémy Decerle, président de Jeunes agriculteurs, a dénoncé le 3 janvier «un décret passé en douce pendant la période des fêtes». La Fédération nationale ovine avait déjà dénoncé le 14 décembre, la suppression de ces aides complémentaires à destination des nouveaux installés et des éleveurs sous contrat ou en vente directe. L’aide laitière complémentaire pour les éleveurs bovins à destination des nouveaux installées a été également supprimée, aussi bien en zone de montagne que hors zone de montagne.

samedi 30 décembre 2017

Documentaire – « Sans adieu » : derniers vestiges du monde paysan d’antan | Résistance Inventerre

Documentaire – « Sans adieu » : derniers vestiges du monde paysan d’antan | Résistance Inventerre

Documentaire – « Sans adieu » : derniers vestiges du monde paysan d’antan

Le documentaire posthume du photographe Christophe Agou dévoile la désolation rurale et  montre au plus près l’isolement de petits exploitants du Forez.
LE MONDE | 25.10.2017 | Par Mathieu Macheret
« Sans adieu », documentaire français de Christophe Agou. Claudette NEW STORY
Sans adieu est un documentaire posthume, qui nous est donc adressé depuis ce drôle de lieu qu’est la mort. Christophe Agou, photographe français installé aux Etats-Unis et réputé, entre autres, pour ses séries sur le métro new-yorkais (Life Below) ou sur les ruines du 11-Septembre (Ground Zero), travaillait à partir de 2002 à la réalisation de son premier long-métrage pour le cinéma. En septembre 2015, pendant les dernières retouches du montage, il mourait à l’âge de 45 ans des suites d’un cancer, sans avoir assisté à la divulgation de cette œuvre poignante.
Sans adieu n’est pas sans rapport avec le travail photographique d’Agou, puisqu’il s’inscrit dans la continuité d’une monographie, Face au silence (Actes Sud, 2010), consacrée à un monde paysan en voie de disparition. Le film est le fruit des visites successives que Christophe Agou a rendues, entre 2002 et 2012, à de ­petits exploitants agricoles du ­Forez, en Auvergne, région dont il est lui-même originaire.
Claudette, 75 ans, qui vit parmi les poules et vitupère à longueur de temps contre les services sociaux pour ne pas vendre sa ferme à n’importe qui. Jean-Clément, qui voit son troupeau embarqué de force à l’abattoir, par mesure de prévention contre la vache folle. Christiane, traquée par un hiver mordant dans une demeure ébréchée. Raymond, qui ne se remet pas de la mort de son frère. En dépeignant les conditions de vie de ces gens, le film en expose l’isolement, le délabrement, l’abandon. Ils sont les derniers vestiges d’un mode de vie immuable, balayé par les réglementations extérieures, la concurrence des grandes exploitations, la loi du marché.
Corps vieillis, brisés, usés
A première vue, le film de Chris­tophe Agou s’inscrit dans une prolifique tradition documentaire ­consistant à recueillir les traces d’une paysannerie déclinante, et dont le modèle canonique serait Farrebique (1946), de Georges Rouquier (qui ressort simultanément en copie restaurée). Si prolifique, d’ailleurs, qu’elle a fini par virer au cliché. Pourtant, Sans adieu ne reprend pas à son compte ce motif de déploration mélancolique, mais lui substitue une forme de pessimisme actif et vigoureux. En effet, si Agou filme cette désolation rurale, c’est bel et bien com­me un théâtre de l’absurde, dont le tableau noir et désespéré n’exclut pas, bien au contraire, une forme d’humour vital.
Car que voit-on, finalement ? Des corps vieillis, brisés, usés, qui se ­retrouvent aux prises avec des ­fermes trop grandes, et dont ils ne peuvent plus assumer les travaux quotidiens ni l’entretien ordinaire. Les lieux de vie deviennent des cavernes envahies d’objets amoncelés et de détritus, les exploitations de grands chaos de boue, de rouille et de calamine, où les animaux s’ébattent en liberté.
Au milieu de cela, la pauvre figure humaine, terrée, hirsute, enfouie, semble attendre la mort dans un sursaut de ­colère et d’impatience. Comme Colette, dont les coups de sang en dialecte forézien saturent ponctuellement la bande-son. De ces éclats de voix et de cette existence ramenée à des données élémentaires, le film tire des accents ­beckettiens (on pense beaucoup au Dépeupleur), voire parfois céliniens (cette parole fulminante des paysans, roulant en continu comme un monologue intérieur).
Gestes sidérants
La caméra légère et mobile de Christophe Agou s’immisce dans les recoins et interstices de cet univers ravagé, fait d’espaces encombrés, recroquevillés, enchâssés et pourtant cernés par le vide (vide des pouvoirs publics, de l’assistance, des services). L’image est singulièrement attachée aux matières sombres, sévères, élémentaires de la campagne sombrant dans l’automne : brume, boue, crasse, poussière, paille, etc. Cette proximité sidérante est due en grande partie à la confiance que les paysans accordent au réali­sateur, qui les filme comme s’il faisait partie de la maison.
Le  tableau noir et désespéré n’exclut pas, bien au contraire, une forme d’humour vital
Le film se gonfle alors de tout ce qui n’est pas filmé, c’est-à-dire de la relation au long cours qui engage le cinéaste auprès de ses personnages. Ce qui lui permet de capter une foule de gestes sidérants, dont Sans adieu est constellé tout du long. Comme Claudine se réveillant parmi les poules dans la voiture délabrée qui lui sert de dortoir. Comme Jean-Clément qui tient à assister à l’enlèvement de ses vaches et agrippe au moment fatidique la main de sa femme, les deux s’accrochant l’un à l’autre pour ne pas s’écrouler devant le désastre. Un grand film, ce n’est peut-être que cela : la captation miraculeuse d’un geste inoubliable par lequel s’engouffrent tout le chaos et la discorde des émotions humaines.
Vidéo
Documentaire français de Christophe Agou. (1 h 39) Sur le web : www.new-story.eu/films/sans-adieu/

A propos kozett

Deux phénomènes peuvent amener à une manipulation dans la prise en compte des informations par notre conscience : --> Le mirage qui voile et cache la vérité derrière les brumes de la sensiblerie et de la réaction émotionnelle. --> L’illusion qui est une interprétation limitée de la vérité cachée par le brouillard des pensées imposées. Celles-ci apparaissent alors comme plus réelles que la vérité qu’elles voilent, et conditionnent la manière dont est abordé la réalité … A notre époque médiatisée à outrance, notre vigilance est particulièrement requise !
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jeudi 2 novembre 2017

Questionnaire JA Ovin –

Questionnaire JA Ovin –

Dans le cadre du programme national Inn'Ovin, nous menons une étude sur le profil des éleveurs installés en ovin depuis moins de 10 ans. Ce questionnaire à pour but  de mieux connaitre ces nouveaux éleveurs, leurs parcours pour s'installer, leurs systèmes de production et leurs conditions de travail actuel.

lundi 30 octobre 2017

Erasmus+ : l'enseignement agricole à l'heure européenne | Alim'agri

Erasmus+ : l'enseignement agricole à l'heure européenne | Alim'agri

Erasmus+ : l'enseignement agricole à l'heure européenne
 
Crédit ci-après
© Pascal Xicluna / Min.Agri.Fr
L’ouverture sur l’Europe et l’international compte parmi les missions de l’enseignement agricole qui échange et coopère avec près d’une centaine de pays, en priorité avec les membres de l’Union européenne. Dans le cadre des 30 ans du programme Erasmus+, bénéficiaires, porteurs de projet et simples citoyens ont montré leur attachement au programme grâce à l’appel à l’action #ErasmusDays les 13 et 14 octobre 2017. Retour sur la collaboration entre l'enseignement agricole et le programme européen.
Cette ouverture à l’international traduit la capacité d’adaptation de l’enseignement agricole aux évolutions de notre époque :
  • une grande diversité dans les formations dispensées,
  • une dynamique en faveur de l’innovation pédagogique dont en particulier l’approche par gestion de projet,
  • la place de la coopération européenne et internationale parmi les cinq grandes missions dévolues à l’enseignement agricole et inscrites dans la loi.
"La construction de l’espace européen de l’enseignement et de la recherche est un chantier national dans lequel l’enseignement agricole technique et supérieur entend jouer pleinement son rôle. Le programme Erasmus + est, sans conteste, l’outil emblématique de cette construction. Il permet à nos établissements de former des futurs professionnels conscients d’appartenir à cet espace commun", explique Philippe Vinçon, directeur général de l'enseignement et de la recherche (DGER) au ministère de l'Agriculture,de l'Agroalimentaire et de la Forêt.
"Le ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, est un partenaire important de l’Agence Erasmus+ France / Education Formation, il participe activement à ses instances de gouvernance. Il est également un acteur reconnu du programme de l’Union européenne Erasmus +. La participation des établissements de l’enseignement agricole aux projets de mobilité et de coopération du programme Erasmus + est le reflet de leur engagement en faveur de l’emploi des jeunes et de la citoyenneté européenne", souligne Laure Coudret-Laur, directrice de l'agence Erasmus+ France/ Education Formation.
Le programme Erasmus+ se compose de 3 actions-clés :
  • la mobilité à des fins d'apprentissage,
  • la coopération pour l'innovation et l'échange de bonnes pratiques,
  • le soutien à la réforme des politiques.
L'enseignement agricole est très impliqué dans ces trois axes. Chaque année, de nombreux projets visent à favoriser les mobilités d'étudiants, augmenter le partage de connaissances sur l'agriculture de demain et faciliter la mise en place d'outils de transparence, au niveau européen.

Les chiffres-clés du programme Erasmus+ et l'enseignement agricole en 2015

  • 7,7 millions d'euros pour les projets de mobilité et de partenariat stratégique des établissments de l'enseignement agricole, soit 6,3% du budget national Erasmus +
  • 92 projets sélectionnées soit 6% de la totalité des projets sélectionnés au niveau national
  • 50% des projets acceptés viennent de l'enseignement agricole public et 48,9% de l'enseignement agricole privé

dimanche 17 septembre 2017

Une descente des estives prématurée et en urgence - 16/09/2017 - ladepeche.fr

Une descente des estives prématurée et en urgence - 16/09/2017 - ladepeche.fr

Une descente des estives prématurée et en urgence

Les brebis de l'Arech rassemblées pour être transportées dans le camion./ Photo DDM.
Les brebis de l'Arech rassemblées pour être transportées dans le camion./ Photo DDM.
Mercredi 13 septembre, le groupement pastoral de Bonac-vallée d'Orle a fait descendre environ 600 brebis des estives de l'Arech et du port d'Orle, une descente qui s'est donc effectuée trois semaines avant la date traditionnelle. À l'embranchement de Samiac-Balacet, vers 14 heures, sur la route de Sentein, 361 brebis venant de l'estive de l'Arech ont été rassemblées pour être transportées à Ganties (près de Saint- Gaudens). À 18 heures, dans la vallée d'Orle, à La Pucelle, même scénario pour 200 brebis. Pourquoi ? Yannick, le berger de l'Arech explique : «Cela devenait de plus en plus difficile, malgré toutes les précautions prises, regroupement du troupeau le soir, patous… nous avons subi une quinzaine d'attaques, ce n'est plus vivable ! Résultat, il manque 30 bêtes.» À La Pucelle, Jérôme, le berger du port d'Orle, raconte avec plus de précision : «Je voyais les ours tous les jours, un dominant et deux jeunes, j'ai même eu le temps d'allumer mon portable et d'en photographier un en train de manger une brebis. J'ai constaté que l'ours n'attaquait pas la nuit où le troupeau était regroupé, mais en plein jour, lorsque les bêtes étaient étirées dans la montagne ; avec les trois patous à l'avant, lui, il attaquait alors par l'arrière, 7 brebis ont disparu en 15 jours.» Un autre éleveur, Gilbert Guichard, a déjà descendu ses brebis début septembre, quatre semaines à l'avance.
Non seulement les éleveurs sont «en colère» mais se posent énormément de questions sur la gestion des pâturages dans les estives.

mardi 12 septembre 2017

La filière ovine cherche 500 bergers par an

Space à Rennes. La filière ovine cherche 500 bergers par an

  • Émilie DURANDLa filière ovine est ouverte sur l’Europe afin de relancer la communication et la consommation.
    La filière ovine est ouverte sur l’Europe afin de relancer la communication et la consommation. | DR
Les éleveurs de brebis et de moutons ont besoin de bergers. Mais aussi de consommateurs plus réguliers tout au long de l’année.
La filière ovine doit installer plus de 500 éleveurs par an pendant dix ans pour maintenir sa production. Un sacré défi pour la filière, qui compte près de 20 000 éleveurs professionnels (avec plus de 50 brebis) sur environ 70 000 détenteurs de brebis (y compris à titre accessoire ou pour l’agrément) en France. Rappelons que la filière constitue le gros du cheptel avec près de 5,3 millions de brebis en France sur 7 millions d’ovins.

Favoriser la consommation

Les chiffres du service de statistique du ministère de l’Agriculture ne sont pas glorieux pour 2016. Alors que la viande est bien disponible sur les marchés du fait de la hausse des abattages d’ovins (+ 2,7 % par rapport à 2015), la consommation recule de 3,1 % et cela malgré un repli des importations de 7 %. En quantités achetées, les ménages ont même baissé leurs achats de 38 % en dix ans. Aussi, la filière réfléchit à trouver de nouvelles découpes de viande, comme celles utilisées en Irlande, affichant une plus grande praticité. Et souhaite inciter à une consommation plus régulière, hors des pics de Pâques et de l’Aïd-el-Kébir.
Rodolphe Lepoureau, PDG de Sovileg, pointe du doigt la nécessité de segmenter le marché : « Le luxe se construit par des niches. Il ne faut pas faire de la filière ovine une grande niche, mais une multitude de petites niches ». En parallèle, la production de moutons a augmenté de 3 % en 2016, soit 144 000 têtes. Une première depuis 2011, qu’a saluée la Fédération nationale ovine (FNO) lors de son congrès en Belgique, en avril.
Car l’une des particularités de cette filière, longtemps en difficulté, est bien d’être ouverte sur l’Europe avec des échanges entre professionnels, notamment pour relancer la communication et la consommation.
Autre particularité : la présence d’une femme à la tête de la FNO. Michèle Boudoin, fille de la ville, est devenue éleveuse à la suite d’une reconversion professionnelle, à 28 ans. Elle a trouvé sa place dans cet univers plutôt masculin.
Tout un symbole pour cette filière qui se doit d’être ouverte pour se redévelopper.
« Ensemble, on peut tout exploser », avait-elle lancé, il y a deux ans, pour le lancement d’Inn’Ovin, le programme de « reconquête » de la filière.

lundi 28 août 2017

Hautes-Alpes | Cent jours d'estive à la cabane de Reyssas

Hautes-Alpes | Cent jours d'estive à la cabane de Reyssas

Après deux jours de transhumance, nous avions laissé David Combette et son troupeau fort de 900 bêtes à la cabane de Reyssas, dans l’Embrunais (notre édition du 7 juillet). Lieu magnifique s’il en est, la bâtisse n’en demeure pas moins loin de tout. Un mois plus tard, nous avons voulu voir ce qu’était la vie d’un berger dans cet “Eden” qui se gagne, à l’abri de la foule et du bruit, où seuls les pieds ont le droit de cité, où seul l’esprit, guidé par l’envie, agit comme un moteur. Retrouvez notre reportage complet dans deux pages dédiées dans notre édition de ce dimanche.